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Histoire: Il existe des traces d’occupation humaine ou humanoïde en Afrique du Sud depuis des millions d’années. Des vestiges de l’âge
de pierre qui datent d’au moins 40 000 ans ont été retrouvées. Cette culture a été identifiée comme celle des peuples Khoikhoi.
Les premiers colons hollandais arrivèrent au Cap (Cape Town) en 1652, plus d’un siècle après que le navigateur portugais Vasco
de Gama soit passé par le Cap de Bonne Espérance. Les portugais, intéressés par l’Inde refusèrent de s’affronter avec le peuple
Khoikhoi présents dans la région depuis des milliers d’années et hostiles aux navigants étrangers. Jan Van Rebeck fut le premier
hollandais qui défia la méfiance des Khoikhoi. Il débarqua au Cap et établit la colonisation dont la culture et l’élevage
approvisionnèrent les navires qui étaient de passage en direction de l’Indonésie. En 1688, près de 600 agriculteurs étaient
installés sur les lieux en divisant leurs activités entre l’agriculture et la guerre contre les Khoikhoi. Pour constituer
une aussi petite communauté, les premiers colons hollandais furent extrêmement unis et agressifs, deux caractéristiques qui
marquèrent toute la culture boer dans le Sud de l’Afrique. En 1806, les britanniques s’installèrent au Cap. Ces derniers mirent en place des accords pour
échanger des marchandises, transformèrent les leaders autochtones en intermédiaires et combattirent la capture des esclaves.
Ils furent contre l’esclavage intransigeant des boers, qui, pour se distinguer des colons les plus récents commencèrent à s’appeler eux mêmes afrikaaners. En 1834, près de 14 000 d’entre eux émigrèrent à l’intérieur du continent en initiant la great trek (grande marche) qui les amenèrent au Transvaal, l’actuelle Orange et à Natal. En tentant d’exploiter sans interférences externes
le travail des esclaves, les afrikaaners établirent les statuts de Transvaal en 1852 et d’Orange en 1854. Les britanniques reconnurent l’indépendance des deux régions.
Les boers, d’autre part, devaient organiser le commerce à travers les ports que les anglais contrôlaient. Bien que l’histoire officielle
minimise la résistance autchtone, elle fut extrêmement forte et organisée et coûta beaucoup de vies aux autochtones. Dans
leur expansion vers le Nord, les afrikaaners s’affrontèrent avec les xhosas et les zoulous. Ces derniers, dirigés par Chaka, bloquèrent l’avance des colons pendant 50
ans. La coexistence pacifique entre les boers et la couronne britannique se termina en 1867, lorsque des gisements d’or et
de diamants furent découverts dans le Transvaal. Lorsque l’Angleterre découvrit que la zone possédait une grande valeur économique
et stratégique, elle proposa une fédération entre la province du Cap et des états libres. Les boers refusèrent l’idée et la
guerre éclata en 1899. L’Angleterre compta sur le soutien de la majorité de ses colonies et les boers sur celui de l’Allemagne.
Après trois ans de guerre, les boers se rendirent et acceptèrent la tutelle britannique. Avec la victoire anglaise, l’hégémonie
du capital agraire à Orange et au Transvaal fut terminée, et l’apogée du minerai commença. Lorsque l’exploitation des mines
d’or et de diamants fut commencée, les capitalistes européens durent faire recours aux ouvriers blancs qualifiés. La plupart
d’entre eux étaient des anciens agriculteurs boers qui avaient tout perdu pendant la guerre. Des autres arrivèrent de l’Europe
attirés par la « ruée vers l’or ».
En 1896, la dénomination « colour bar » (barrière de couleur) fut instaurée pleinement dans le secteur minier et dans les
noyaux urbains de majorité britannique. En 1910, en approuvant la Constitution de l’Union sud-africaine (fédération des provinces
du Cap, Natal, Orange et Transvaal), les noirs furent privés du droit au vote et à la propriété de terres. En 1930, un neuvième
des parties cultivées furent au pouvoir des européens ou de leurs descendants. Le pouvoir fut monopolisé par la minorité blanche
depuis l’époque coloniale. En 1948, le Parti National arriva au pouvoir. La récession postérieure à la Seconde Guerre Mondiale
répéta le phénomène: les blancs pauvres, menacés par le chômage, furent de plus en plus racistes. La première organisation
politique des noirs sud-africains surgit en 1912; le Congrès National Africain (ANC). En 1921, le Parti Communiste Africain
forma son bras armé, le « Umkhonto we Sizwe » (la Lance de la Nation) pendant que la PAC organisa un autre, le « Poqo » (Juste
Nous). En 1963, les principaux dirigeants du ANC furent détenus; Nelson Mandela fut condamné à la prison à perpétuité et Oliver
Tambo prit la direction du mouvement en exil. La violence de la répression gouvernementale et la carence des bases de soutien
des pays voisins, dominés par des régimes alliés des afrikaaners, ne permirent pas aux guérillas de réaliser des progrès capables
de recruter des grandes masses. En 1963, l’apartheid fut établit. Un africain ne pouvait pas voter, devait utiliser des laissez-passer,
ne pouvait pas sortir de certaines zones, pouvait être détenu arbitrairement, ne pouvait pas appartenir à un syndicat ni soutenir
une grève, ne pouvait pas aller à l’école ni à l’université avec des blancs; pouvait être transférer dans d’autres zones contre
sa volonté, n’avait pas accès aux services publics, ne pouvait pas réaliser de démonstrations publiques contre la ségrégation,
etc. En 1976, les marginaux se révoltèrent dans les banlieues de Johannesburg. La révolte des jeunes de SOWETO (South West
Township), quartier du Sud Ouest fit voir aux blancs que la crise fut arrivée jusqu’aux villes, où ils se sentaient jusqu’à
présent en sécurité. Le point principal du conflit en Afrique australe fut en Namibie, une ancienne colonie allemande que
l’Afrique du Sud occupa militairement pendant la Première Guerre Mondiale et qu’elle annexa postérieurement. En 1966, l’ONU
ordonna à l’Afrique du Sud de rendre l’indépendance à ce territoire, exigence que la OUA et les pays d’en face confirmèrent
malgré les manigances dilatoires de l’Afrique du Sud et des puissance occidentales. Il fallut attendre le 21 mars 1990 pour
que l’indépendance de la Namibie soit concrétisée. Pieter Botha, Premier Ministre de 1978 à 1989 imposa de légères réformes
au système ségrégationniste. Entre 1982 et 1984 il imposa une réforme constitutionnelle qui donne le droit de vote aux indiens
et aux métisses, en créant un parlement tricaméral, une chambre pour chaque groupe racial. Les noirs furent encore exclus
et leur participation limitée au niveau local. La population majoritairement non blanche boycotta la réforme et s’abstint
de vote. L’économie sud-africaine entra en 1983 dans une période de récession due à la chute des prix internationaux de l’or,
principal produit d’exportation. Les difficultés économiques affectèrent la classe moyenne blanche jusqu’alors protégée de
l’appauvrissement. Dans cette situation, les partis racistes d’extrême droite multiplièrent leurs votes. Aux Etats-Unis et
en Europe occidentale la campagne anti-raciste augmenta beaucoup dans ces années. Les pressions de l’opinion publique obligèrent
les gouvernements occidentaux et un nombre croissant d’entreprises et de banques de cette origine à limiter leurs activités
en Afrique du Sud. En août 1989, traqué par une crise interne au sein de son parti, qui gouvernait depuis 41 ans, Botha démissionna.
Frederik de Klerk le remplaça et fut en faveur du changement du système raciste. En septembre 1989 les élections parlementaires
eurent lieu en état d’urgence. Le Mouvement Démocratique des masses, coalition anti-apartheid à laquelle adhérèrent toutes
les organisations illégales, convoqua un arrêt général. Malgré les rafles et les menaces, trois millions de sud-africains
noirs interrompirent le travail lors de la plus grande journée de protestation du pays. Toutefois, le Parti National conserva
la majorité parlementaire. Quelques jours après, la première manifestation légale populaire contre l’apartheid depuis 1959
fut organisée. La croissante mobilisation fut accompagnée de répression et de morts. Mais même les secteurs de plus en plus
nombreux de la minorité blanche s’intégrèrent aux protestations.
En février 1990, de Klerk légalisa le Congrès National Africain et d’autres groupes d’opposition. Après plusieurs annonces
et d’autres ajournements, Nelson Mandela, le prisonnier politique le plus célèbre et plus ancien, 27 années passées en prison,
fut libéré. Une période de négociations fut initiée. Mandela, reçu par des multitudes en étant libéré, récupéra son rôle de
leader de la majorité noire. Les difficultés de Mandela furent les affrontements avec le ANC et les membres de l’organisation
zoulou Inkatha, qui ne combattit pas l’apartheid. En mai 1990, Mandela annonça un accord entre le ANC et le gouvernement pour
mettre un terme à la violence et normaliser la vie politique. En novembre 1991, l'accord pour la Démocratie en Afrique du
Sud (CODESA) signé par chacune des parties fut la base de la transition démocratique. CODESA devait définir également les
bases de la nouvelle constitution. De Klerk organisa un référendum en mars 1992 pour valider les changements constitutionnels.
Une violente opposition de la droite contre les réformes était latente. Le AWB (Mouvement de Résistance Afrikaaner) tenta
d’intervenir en envahissant la région de Bophuthatswana, tentative qui se solda avec plusieurs morts. Un autre antagoniste
opposait l’ANC à Inkatha, ce dernier ne voulait pas participer au processus de démocratisation. Finalement, les premières
élections multi-ethniques eurent lieu en avril 1994. L’ANC obtint 63% des suffrages, le NP de de Klerk 20% et Inkatha 10%.
La droite, avec son Front de la liberté, obtint 2% des votes. Nelson Mandela fut élu Président et décida de nommer Thabo Mbeki
(ANC) et de Klerk vice-présidents. Les élections des provinces pour le Sénat furent dominées par l’ANC. Les priorités du nouveau
gouvernement étaient simples, donner un niveau de vie décent, logement, éducation, santé et autres services basiques à la
grande majorité de la population qui avait été complètement ignorée pendant l’apartheid. Cependant les inégalités économiques
et le niveau de vie n’ont pas encore été résolus. Les réformes ne pouvaient pas être mises en place rapidement alors qu’elles
pouvaient faire fuir les entreprises et les capitaux étrangers. En plus, l’ANC eut des difficultés pour transformer un mouvement
de libération en un parti capable de gouverner un pays. En 1996, la Commission pour la Vérité et la Réconciliation présidée par le prix Nobel de la paix Desmond Tutu, fut instaurée et elle reçut les témoignages sur les violations des droits
humains commises entre 1960 et 1993. Le Gouvernement dut faire face à la violence au KwaZulu-Natal, l’envoi des forces militaires
dans la région calma la situation. Après de nombreuses négociations, la nouvelle constitution fut en vigueur en 1996. En 1998,
Mandela annonça qu’il ne se présenterait pas pour un deuxième mandat en 1999. Quelques mois plus tard, Mandela, abandonna
la direction du parti ANC. Thabo Mbeki prit la direction du parti et remporta les élections de 1999 en conservant la majorité
de l’Assemblée Nationale. Les partis d’opposition, Inkatha et le Parti National obtinrent moins de 10% des votes. A l’extérieur,
le nouveau gouvernement a encouragé les relations avec les pays occidentaux et avec tous ceux qui soutinrent l’ANC pendant
l’apartheid (Iran, Cuba, Lybie). Les relations avec les Etats-Unis et l’Europe sont stables. Toutefois le gouvernement n’a
pas toujours pris les meilleures décisions, l’intervention en Angola ou dans la République du Congo en sont de clairs exemples.
Cependant le régime a un grand prestige à l’étranger, ainsi Cyril Ramphosa, un leader historique de l’ANC fut invité à participer
aux négociations de paix en Irlande du Nord.
Gouvernement: selon la nouvelle constitution adoptée le 8 mai 1996 et qui entra en vigueur le 4 février 1997, le pouvoir Législatif repose
sur un Parlement bicaméral qui est formé par l’Assemblée Nationale et le Conseil National des Provinces (ancien Sénat). L’Assemblée
Nationale est élue au suffrage universel avec un système de représentation proportionnelle, les membres peuvent être 350 ou
400. Les 90 membres du Conseil National des Provinces sont constitué de six délégués permanents et quatre délégués spéciaux
de chaque province.
Le Président est élu par l’Assemblée Nationale et exerce le pouvoir Exécutif avec le soutien des membres de son Conseil.
La découverte de l’or près de Johannesburg transforma un petit village en une ville moderne. Toute la zone contient, en plus,
les réserves d’or les plus grandes du monde. Les lacs artificiels au large des récifs permettent beaucoup de distractions
comme la pêche ou l’observation des oiseaux.
Pretoria est la capitale administrative et possède beaucoup de parcs et de jardins. Pretoria est connue comme ‘Jacaranda City’
car les arbres au printemps recouvrent les rues de fleurs. Church Street est une rue qui s’étend sur 26km de long et est une
des plus grandes rues du monde.
Le Cap est la capitale législative et est située au pied du Mont Table avec une vue sur l’Océan Atlantique. Les endroits les
plus intéressants sont Old Townhouse, Greenmarket Square, les constructions du 17ème siècle, le vieux quartier malais ou le
Château de Bonne Espérance à Darling Street.
Durban est la troisième ville d’Afrique du Sud et est un véritable mélange de cultures. La communauté indienne est très importante
et il existe un flux constant d’africains des pays du Nord. Grâce au climat subtropical il est possible de se baigner et de
bronzer toute l’année.
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