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Histoire: le nom de Pologne provient du nom de la tribu des polanes, personnes qui cultivaient les terres (pole), peuples du bassin
du fleuve Warta, région appelée ensuite Grande Pologne. Jusqu’au 12ème siècle, la Pologne fut une monarchie héréditaire. Sous
le règne de Casimir le Grand (1333-1370), la Pologne devint une monarchie de l’état avec le Roi comme arbitre entre la noblesse,
le clergé, la bourgeoisie et les agriculteurs. L’état ne fut plus un patrimoine personnel et en 1399 les élections pour choisir
le Roi furent établies. Pendant une grande partie du moyen âge et de la période moderne, la Pologne fut un état puissant mais
éloigné des principales rivalités européennes. Pendant le 17ème siècle la monarchie polonaise fut plus faible et il y eut
le démembrement polonais qui culmina au 18ème siècle avec la disparition totale de la Pologne alors que ses territoires furent
pris par la Prusse, Russie, Autriche et Suède. Pendant les guerres napoléoniennes (1803-1815) les polonais rebelles soutenus
par l’armée napoléonienne prirent d’assaut Varsovie et créèrent le Grand Duché de Varsovie. Mais en 1813 la Pologne tomba
sous domination russe: deux ans plus tard, Alexandre I de Russie établit le Royaume de Pologne après le Congrès de Vienne.
Pendant la Première Guerre Mondiale la Pologne fut envahie par l’Autriche et l’Allemagne; ensuite en 1917 avec la Révolution
russe, le nouveau gouvernement bolchevique connut à nouveau l’indépendance de la Pologne; ses frontières furent rétablies
après le traité de Riga de 1921. En 1926, un régime militaire s’empara du pays et gouverna jusqu’à l’invasion allemande pendant
la Seconde Guerre Mondiale. La Seconde Guerre Mondiale commença par des attaques allemandes et soviétiques sur le territoire
polonais ce qui occasionna une sévère destruction et l’élimination presque totale de la population juive (la plus grande d’Europe).
En 1945 lors de la Conférence des puissances Alliées à Yalta, il fut établi que le secteur oriental de la Pologne fut incorporé
à la Russie et la frontière occidentale de la Pologne fut installée 320 km vers l’Ouest en absorbant la portion orientale
de l’Allemagne. Les élections libres eurent lieu seulement en 1947 mais les communistes avaient le contrôle sur le gouvernement,
l’armée, la presse et les associations d’écrivains. La Pologne suivit le modèle stalinien. En 1948 le Parti Ouvrier polonais
s’unit au Parti Socialiste pour former Polska Zjednoczona Partia Robotnicza (PZPR, le Parti Ouvrier Uni de Pologne). En 1956, trois ans après la mort de Staline, le Secrétaire Général du Parti, Wladyslaw
Gomulka, tenta d’appliquer une politique économique d’ouverture à cause de l’économie stagnante. Mais les manifestations à
Gdansk entraînèrent le remplacement de Gomulka par Edward Gierek. L’opposition au régime se fit de plus en plus fort, ce mouvement
fut dirigé par les leaders ouvriers (contrairement aux autres pays ou en général ce sont les intellectuels qui étaient les
principaux opposants) avec le soutien de l’église catholique. Ainsi le premier syndicat d’opposition, Solidarnosc (Solidarité) fit son apparition à la fin des années 70 et au début des années 80. Le Parti communiste ne sut pas comment réagir,
Gierek dut démissionner, son successeur Stanislav Kania ne fut pas non plus capable de faire face à Solidarnosc et à lutter
contre la perte d’influence du parti. En décembre 1981 et avec le soutien de l’URSS, le Général Wojciech Jaruzelski imposa
la loi martiale et établit un Conseil Militaire de Salut pour diriger le pays. Solidarnosc fut interdit et ses principaux
protagonistes furent emprisonnés, dont le leader Lech Walesa. Les restrictions occasionnées par la loi martiale furent atténuées
petit à petit et la situation se stabilisa, mais le Gouvernement dut négocier avec Solidarnosc. Les changements dans l’Union
Soviétique à partir de 1985 furent accélérés. En 1988 ; l’économie était en très mauvais état, le gouvernement fut remplacé
par un Conseil des Ministres dans lequel certains membres n’appartenaient pas au parti communiste. Toutefois, ce Conseil fut
dominé par les communistes. Après plusieurs mois de négociations avec Solidarnosc, plusieurs réformes économiques et constitutionnelles
furent mises en place. Solidarnosc fut légalisé en 1989 pour pouvoir se présenter aux élections de l’Assemblée Nationale en
juin. Les candidats de Solidarnosc s’opposèrent aux candidats communistes. Les communistes permirent qu’un tiers des sièges
fussent occupés par d’autres partis. Aux élections le POUP obtint seulement le nombre de représentants négociés avec l’opposition.
Solidarnosc refusa la proposition du Général Jaruzelski d’intégrer un gouvernement avec le parti communiste. Mazowieki, membre
modéré de solidarnosc fut nommé Chef du premier gouvernement non communiste du bloc socialiste européen. Le Général Jaruzelski
fut élu Président une fois de plus mais le gouvernement dut affronter la terrible récession économique en introduisant des
réformes libérales. En janvier 1990, le Gouvernement initia un programme de réajustement économique en accord avec le FMI.
Le même mois, la Pologne sollicita l’incorporation au Conseil de l’Europe et engagea des relations avec la CEE. Les Etats-Unis
et l’Europe subordonnèrent l'admission de la Pologne à l'Otan aux résultats économiques du pays et à une reconversion dans
la course aux armements. Le 10 mai 1990 la première grève contre le gouvernement de Mazowiecki éclata une fois de plus à Gdansk
.Walesa accusa le Premier Ministre ‘d’oublier son origine ouvrière’. Solidarnosc fut fragmenté dans l’exercice du pouvoir
et en juillet il se transforma en parti politique jusqu’à ce que finalement il se divisa en plusieurs partis. En décembre
1990, aux premières élections présidentielles directes, Lech Walesa fut élu Chef d’Etat avec 75 % des votes. En août 1991,
le nouveau Premier Ministre, Jan Krzysztof Bielecki démissionna, en mettant en danger la transition politique précaire. L’ancien
parti communiste et le petit parti des agriculteurs voulaient accepter la démission mais Walesa soutint le Premier Ministre
et insista avec son appel au pouvoir spécial, sous la menace de dissolution de l’Assemblée. En octobre 1991, aux élections
pour l’Assemblée, l’Union Démocratique de Mazowiecki obtint la majorité avec 15% des votes, c’est à dire 76 des 460 sièges
selon le système proportionnel. Les anciens communistes de l’Alliance Démocratique de Gauche atteignirent le second poste
suivi d’une série de petits partis dont le Parti des Amis de la Bière qui obtinrent 14 sièges. Les 29 partis qui se présentèrent
aux élections étaient représentés à l’Assemblée (ce fut difficile lorsque un minimum de 5% fut imposé pour occuper un siège).
Comme on l’attendait, le gouvernement fut très instable, plusieurs gouvernements se succédèrent, selon les changements dans
les alliances politiques. Aux élections présidentielles de 1995, Walesa dut affronter l’apparatchik communiste (qui avait,
à l’époque, négocié avec Solidarnosc) Alexender Kwasniewski. Contre toutes les prédictions, Kwasniewski remporta les élections
avec un avantage de 3%. Le nouveau Président décida de continuer les réformes économiques qui étaient en place. La défaite
de Walesa surprit beaucoup de pays occidentaux qui ne s’étaient pas rendus compte de l’impopularité de Walesa. Cela arriva
surtout parce que le leader de Solidarnosc persistait dans sa lutte contre le fantôme communiste. Au mois de janvier suivant
le Premier Ministre Jan Olesky dut démissionner de son poste car il fut été prouvé qu’il avait été un espion du KGB. En 1999,
comme une réminiscence de la Guerre Froide, la Russie et la Pologne exclurent leurs respectifs diplomates accusés d’espionnage.
Aux élections pour l’Assemblée en 1997 ; la droite, dirigée par un des partis qui se créèrent à partir de Solidarnosc, Akcja Wyborcza (AWS, Action de Solidarité Electorale), obtint la victoire. Ce parti remporta les élections avec une faible majorité, pour
pouvoir gouverner il dut former une coalition avec le parti de droite Unio Wolnosci (UW, Union pour la liberté). La coalition fut durable sous la direction de Jerzy Buzek. Peu après les élections la nouvelle
constitution entra en vigueur après avoir été approuvée par référendum populaire. En novembre 1997, l’Assemblée approuva le
programme du nouveau Gouvernement, parmi les priorités il y avait l’entrée de la Pologne au sein de l’OTAN (la Pologne s’unifia
avec l’OTAN en juillet 1998 avec la Hongrie et la République Tchèque) et l’entrée dans l’Union Européenne et une privatisation
accélérée des entreprises publiques. Les négociations avec l’Union Européenne progressent lentement, les problèmes concernent
surtout les subventions que la Pologne accorde au secteur agricole. Si les négociations avancent il est possible que la Pologne
soit membre de l’UE en 2003 ou 2004. Les prochaines élections auront lieu en 2001, il est possible que la gauche qui est moins
favorable à l’Europe que la droite, arrive de nouveau au pouvoir.
Gouvernement: selon la constitution en vigueur depuis octobre 1997, le pouvoir législatif est exercé par une Assemblée bicamérale composée
par la Chambre des Représentants (Sejm) qui compte 460 membres et par le Sénat qui compte 100 membres qui peuvent voter les décisions prises par la Sejm. Le système électoral est une représentation proportionnelle.
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