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Histoire : l’indépendance de la Tchécoslovaquie fut reconnue en 1918. Auparavant, la Moravie et la Bohème étaient dirigées par les autrichiens
et la Slovaquie était sous l’égide de la Hongrie. Pendant la Seconde Guerre Mondiale le pays entier, sauf la Slovaquie, fut
sous le protectorat allemand. Après la guerre, la Tchécoslovaquie fut reconstituée sous contrôle de l’Armée Rouge. En 1948,
les communistes devinrent la force politique principale du pays et ils prirent le contrôle après les élections. Le système
politique et économique du modèle Soviétique fut mis en place. La Tchécoslovaquie devint un allié des Soviétiques et rejoint
le pacte de Warsaw et le COMECON. Le gouvernement suivait nettement le programme politique des Soviétiques jusqu’à l’émergence
à la fin des années 60 d’un nouveau parti dirigé par Alexander Dubceck. Après le célèbre « Printemps de Prague », le gouvernement
de Dubceck mit en place des réformes libérales. Après quelques mois, les Soviétiques trouvèrent que les réformes allaient
trop loin et après l’échec à persuader les Tchécoslovaques d’arrêter les réformes, ils envoyèrent les chars. Dubceck et ses
alliés furent exclus et une politique ferme dirigée par Gustav Husak, fut mise en place. Les deux décennies suivantes, la
Tchécoslovaquie avait à peine dévié sa politique par rapport au modèle Soviétique, jusqu’à l’arrivée de Mikhail Gorbachev
en tant que dirigeant Soviétique qui instaura le « glasnot » et la « perestroika ». Le gouvernement de Husak s’allia avec
les gouvernements qui étaient contre les réformes, entre autres l’Allemagne de l’est dirigée par Honecker. Mais quatre ans
plus tard, comme l’Europe de l’est était engloutie par les bouleversements politiques, les communistes furent exclus du gouvernement.
Le mouvement principal d’opposition, Civic Forum, devint la plus grande force politique du pays. Le membre le plus célébre,
Vaclav Havel, devint le Président et le pays mit en place un système politique pluripartite et un marché économique. Les élections
pluripartites pour élire une nouvelle assemblée en juin 1990 furent remportées par le Civic Forum. Cependant, des divisions
à l’intérieur du parti ont émergé rapidement. La fissure se créa en janvier 1991 quand le Ministre desFfinances (Vaclav Klaus)
architecte et fondateur du programme de privatisation, partit du Forum avec ses supporters et créa le Parti Démocratique Civil
(Obcanske Demokraticka Strana, ODS). Klaus devint la figure politique la plus puissante du gouvernement fédéral. Pendant ce
temps, la Slovaquie (partie est du pays) réclamait son autonomie et son indépendance. En dépit de l’opposition ferme du Président
Havel, qui considérait que de telles diversions pourraient mettre en péril le développement du pays, des négociations commencèrent
entre les deux gouvernements en novembre 1991. Les discussions s’arrêtèrent au bout de quelques semaines et les deux camps
se retirèrent en attendant les élections nationales de juin 1992. Aux élections des 5 et 6 juin, l’ODS de Klaus remporta 34%
des votes, plus de 50% dans la partie tchèque du pays. Le parti principal slovaque, le mouvement pour la démocratie en Slovaquie
(HZDS), dirigé par un ex communiste converti en nationaliste, Vladimir Meciar, remporta 37% des votes et la Slovaquie obtint
son indépendance. La séparation complète en deux pays indépendants fut rapidement admise comme seule option et elle devint
effective le 1er janvier 1993. Sous le gouvernement de Klaus, la République Tchèque poursuivit son programme de réformes sur
le marché orienté et sur la politique sociale désignée à réduire le rôle de l’état. Une période de croissance économique s’ensuivit
pour la plupart de la population. Aux élections nationales de 1996, la coalition alors présente espérait garder sa place au
sein de l’Assemblée Nationale. En fait, il y eut un net déclin mais Klaus était toujours en mesure de former un nouveau gouvernement.
Le gouvernement dura moins de dix huit mois alors que l’économie ralentissait et des allégations au sujet des financements
abusifs au sein de l’ODS émergeaient. Une coalition temporelle dirigée par l’indépendantiste Josef Tosovsky prit le pouvoir
aux élections de juin 1998. Dès lors, les électeurs choisirent le parti de centre droite, le Parti Social Démocrate de République
Tchèque (CSSD), qui devint le plus important. Le leader du CSSD, Milos Zeman à ce moment là dirigeait l’administration de
centre gauche et obtenait le support peu probable de l’ODS de Klaus. Ce ne fut pas très clair avec Klaus qui est désormais
Président de la Chambre des Députés, et qui décida d’appuyer le gouvernement de Zeman pour gagner à nouveau les élections.
Ainsi, en 1998, Vaclav Havel, figure politique principale, regagna les élections en tant que Président bien que son état de
santé l’ait forcé à écourter son programme électoral. La nouvelle politique accorda plus d’importance aux efforts de l’état.
Cela s’appliqua effectivement aux politiques extérieure et intérieure. La priorité fut d’accéder à l’Union Européenne alors
que la République venait d’être intégrée au sein de l’OTAN. Bien que la République poursuit ses relations avec l’Europe de
l’ouest, elle maintient aussi ses relations avec ses anciens partenaires du pacte de Warsaw et a signé un traité d’amitié
et de coopération avec la Russie. La République Tchèque a également rejoint la Pologne et la Hongrie dans le groupe Visegrad
qui met en valeur l’économie régionale et la sécurité de la coopération.
Gouvernement : sous la constitution de la République Tchèque, le pouvoir législatif est attribué à la législature bicamérale, qui comprend
200 membres de la Chambre des Députés (Poslanecka Snemovna) et 81 membres du Sénat qui sont élus pour un mandat de 4 et 6
ans respectivement. La législature élit le Président de la République pour un mandat de cinq ans. Le Président nomme le Premier
Ministre comme Chef du Gouvernement.
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