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Albanie

 
istoire et système politique
 
Histoire et gouvernement

Histoire : les premiers habitants d’Albanie sont probablement les descendants du peuple illyrien. Les grecs présents en Albanie, entre le Vème et le VIII ème siècle avant JC., furent succédés par les romains. Ensuite, au IV ème siècle après JC, quand l’empire Romain fut divisé, l’Albanie (connue comme état illyrien) subit le règne de l’empire byzantin pendant la période ou le christianisme fut établit. Le règne byzantin dura jusqu’au XIV ème siècle, mais en fait l’Albanie fit sécession cinq siècles auparavant. Durant ces cinq siècles, L’Albanie fut sous l’influence des forces méditerranéennes et pendant les dernières années par les serbes sous Stefan Dusan, qui prit le contrôle en 1347. Le règne serbe fut court et l’Albanie fit face aux ennemis ottomans turcs pendant 50 ans. Après plusieurs décennies d’occupation à la fin du XIV ème siècle et au début du XV ème siècle, les albanais eurent un leader: Gjergi Kastrioti, connu comme Skanderberg, un des héros de l’histoire de l’Albanie, qui réunit les princes locaux et exclua les turcs. Après sa mort, les turcs refirent un effort pour envahir le pays et y réussirent finalement en 1506. En tant que colonie de l’empire ottoman, l’Albanie n’est pas tombée complètement sous le règne turc mais plutôt sous le règne des pachas, autorité locale qui faisait régner un système féodal. La chute des pachas dans la moitié du XIX ème siècle et la désintégration lente de l’empire ottoman ont probablement conduit à l’indépendance de l’Albanie, laquelle fut officiellement reconnue en 1912. Cependant, le pays se trouvait engagé dans le chaos de la guerre des balkans et par conséquent dans la guerre de 14-18. Le règne du roi ZOG qui monta sur le trône en 1928 se termina en avril 1939 lorsque l’Albanie fut conquise par les forces italiennes de Mussolini. La résistance à l’occupant fut organisée par les communistes qui prirent le pouvoir en novembre 1944. Le nouveau régime dirigé par Enver Hodja échoua avec une succession d’alliés : Tito de Yougoslavie, les soviétiques et les chinois avant de se retrouver totalement isolé. Cette situation dura jusqu’à la mort de Hodja en 1985. Le reste de la décennie, un processus de réformes politiques internes et économiques se mit en place, avec un léger développement des contacts avec le monde extérieur. Les communistes ont restructuré eux même le Partia Socialiste ë Shqipërisë (SPA- Parti socialiste Albanais) de la même manière qu’un grand nombre d’opposants avaient commencé à l’organiser. Le plus important d’entre eux étant le Partia Demokratike të shqipërisë (PDA Parti démocratique de l’Albanie) lequel gagna à une forte majorité les premières élections démocratiques de l’assemblée du peuple qui se déroulèrent en mars 1992. Le chef du PDA Sali Berisha devint président. Quatre ans plus tard, le PDA renoue avec le succès et conforte sa majorité sous couvert des démocrates et l’économie commence à être prise en main par le secteur privé. Cependant, comme partout en Europe de l’Est, la législation et les systèmes de régulation n’étaient pas adéquats inexistants. Ceci était d’autant plus vrai pour les secteurs de la banque et des finances saturés par des schémas très populaires d’investissement pyramidal qui offraient des taux d’intérêt incroyablement élevés aux investisseurs. Le crash d’un des plans d’investissement les plus importants en janvier 1997 déclencha la dégringolade de la plus importante « pyramide » industrielle laissant des milliers de gens sans travail du jour au lendemain. La colère du peuple se manifesta largement contre le gouvernement. Pendant des journées, les révoltés ont saccagé de grandes parties du pays et ils prirent le contrôle de nombreuses zones devant une résistance minimale des forces de sécurité. Grâce à la médiation internationale et la mise en place d’une force d’interposition italienne, un semblant de normalité fut restauré peu à peu au printemps. De nouvelles élections furent réorganisées fin juin 1997 et donnèrent une confortable victoire au socialiste Fatos Nano qui fut nommé premier ministre. Cette crise a retardé largement le développement de l ‘Albanie et ne lui a pas permis d’accéder aux structures internationales (FMI, Banque Mondiale, BRED) dans les premières années post communistes mais lui a permis de développer des contacts avec les principaux pays européens tels la France et l’Italie. Cependant, ses relations avec ses voisins les plus proches : la Grèce, les Républiques Yougoslaves du Monténégro et de la Macdoine ont été plus compliquées. L’Albanie a été affaiblie par la guerre du Kosovo principalement à cause des centaines de milliers de réfugiés d’origine albanaise qui fuyaient la violence para-militaire serbe. Malgré que nombreux d’entre eux aient pu rejoindre leur région grâce aux forces de paix de L’OTAN dans la province, la situation politique dans la région reste très instable.

Gouvernement : selon la loi électorale votée en 1992, le pouvoir législatif relève du suffrage universel pour le vote de l’assemblée populaire « Kuvënd Popullore » dont les 155 Membres sont élus pour un mandat de 4 ans. 115 membres sont élus comme membre simple constitutionnel. Le pouvoir constitutif est dirigé par le Conseil des Ministres et choisi dans la majorité à l’Assemblée dont le Premier Ministre est à la tête. Ce dernier étant choisi par le Président de la République lui-même élu par les membres de l’Assemblée.