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L'économie du Vietnam fut ravagée par 30 ans de guerre jusqu'en 1975, ensuite, les erreurs politiques se sont conjuguées au
boycott commercial imposé par les États-Unis pour empêcher le développement. Depuis la fin du boycott en 1994 et les mesures
de libéralisation et de déréglementation lancées par le gouvernement, l'économie vietnamienne a bénéficié d'une croissance
importante (environ 8 à 9 % par an) durant la seconde moitié des années 1990. Cependant, ce développement a provoqué l'émergence
des inégalités sociales et économiques, que le gouvernement espérait éviter. L'agriculture reste le principal employeur au
Vietnam. Le riz, dont le Vietnam est le second exportateur mondial, est la culture de base. Les autres cultures commerciales
sont la canne à sucre, le café, le caoutchouc, le thé, le coton et les cacahouètes. Autrefois, le bois était exploité à grande
échelle, mais l'industrie a diminué au cours des années 90 jusqu'à l'interdiction totale imposée par le gouvernement en 1997.
Il existe des volumes importants de pétrole, de charbon et de gaz naturel, ainsi que l'étain, le zinc, l'antimoine, le chrome
et l'or. Toutefois, le pétrole et le gaz sont principalement dans la mer et de médiocre qualité, il faudra donc plusieurs
années pour que le Vietnam acquière les capacités d'extraction et de raffinage qui lui permettront d'en profiter pleinement.
Le reste du secteur industriel est consacré à la production des textiles, des produits chimiques, des aliments traités et
des machines. La fin de l'embargo américain en 1994 a permis au Vietnam de devenir membre de certaines institutions, comme
la Banque mondiale et le FMI, tout en lui donnant accès au grand système financier international. Le Vietnam est membre de
la Asian Development Bank et a signé l'accord de libre-échange ANASE. Le Japon, Singapour et Hong Kong sont les principaux
partenaires commerciaux du Vietnam, suivis par la France et l'Allemagne.
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