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Économie : ‘le plus spectaculaire effondrement de ces 50 dernières années’ . C'est en ces termes qu'un dirigeant de la Banque Mondiale
décrivit la catastrophique désintégration de l`économie indonésienne entre l'automne 1997 et l'été 1998. Au premier semestre
de 1998, la production chuta de plus de 12 %. Dans le même temps, la rupiah se dévalua d'environ 80 % . Le crash se produisit
après des années de croissance ininterrompue : du milieu des années 1980 jusqu'à 1997, le PIB avait connu une croissance annuelle
de 8 à 10 %. Fin 1999, début 2000, la chute de la rupiah continua. Elle perdit encore 30 % de sa valeur jusqu'à octobre 2000.
Mais, pendant la même période, la production s'accrut de 4 % . L'industrie manufacturière fit un rétablissement spectaculaire.
Une des tâches les plus urgentes du nouveau gouvernement fut de nettoyer l'héritage du ‘capitalisme de copinage’, afin de
restaurer la confiance en la viabilité économique du pays. Sous le régime Suharto, des pans entiers de l'économie étaient
aux mains de membres de sa famille et de proches. Un des gros problèmes était le manque de supervision du secteur financier.
La dérégulation de 1988 entraîna une explosion d'emprunts et de reports de crédits non viables, surtout pour les entreprises
de construction. Au début de la crise monétaire de 1997, l'Indonésie se trouvait donc dans une position extrêmement vulnérable.
Après l'effondrement de la rupiah, le FMI organisa le plus grand sauvetage financier de toute son histoire, à hauteur de 43
milliards de $ (janvier 1998). Il y a trente ans, au début de son expansion économique, après les événements des années 60,
le pays était bien moins développé que nombre de ses voisins. Mais il sut exploiter ses considérable ressources minières et
en faire la base de son industrie. Le pétrole et le gaz naturel sont ses principales ressources naturelles. L'Indonésie est
toujours un des premiers exportateurs de gaz naturel liquéfié. Deuxième producteur mondial d'étain, le pays extrait aussi
de grandes quantités d'autres métaux et minerais (bauxite, cuivre, argent, or et nickel) ainsi que de charbon et d'hévéa.
Aujourd'hui, ces produits sont souvent traités sur place. L'agriculture (y compris la pêche et le secteur forestier) est toujours
importante mais plus comme pourvoyeur d'emplois - la moitié de la population active - que comme contribution à l'économie
(environ 15 % du PIB). Le secteur tertiaire s'est rapidement développé depuis le début des années 1980. Le tourisme est devenu
une industrie majeure et une source vitale de devises : 6 milliards de dollars en 1996. Les transports, les communications,
les services financiers et le fret international contribuent beaucoup à l'économie. Mais c'est l'industrie manufacturière
qui reçut toute l'attention du gouvernement (et des observateurs extérieurs). Née de rien en 1965, elle représentait un quart
de la production économique au milieu des années 90, annonçant l'entrée de l'Indonésie dans le groupe des ‘Tigres d'Asie’.
Malgré la position prédominante de ses industries automobiles, aérospatiales et électroniques, le succès manufacturier de
l'Indonésie s'enracine dans des secteurs à l'image moins brillante : textiles, agro-alimentaire, tabac et industrie du bois.
Le commerce est surtout régional : Japon (environ un-quart du commerce total), Singapour, Corée, Australie et Chine (dont
Hong Kong). Les autres grands partenaires commerciaux sont les USA et l'Allemagne. Affaires : il est recommandé de conduire toute transaction professionnelle par l'intermédiaire d'un agent. La lenteur est de mise. Les
cartes de visite sont très en usage. Les documents écrits seront en anglais, mais les prix seront mentionnés en dollars US
et en livres sterling. Heures d'ouverture des entreprises privées : du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h. Heures d'ouverture des services de l'Administration : du lundi au jeudi, de 8 h à 14 h 30 ; vendredi de 8 h à 12 h
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